Mis à jour le 19 juillet 2018

Que reste-t-il de l’esprit de l’Expo 58 ?

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Il y a très exactement 60 ans, le 17 avril 1958, était inaugurée, au Heysel, en la présence des plus hautes autorités du pays, l’Exposition Universelle de Bruxelles. Pour la 6ème fois, notre capitale accueillait cet événement planétaire. Le « style Expo 58 », dont l’Atomium est le symbole le plus spectaculaire, est encore dans nos mémoires. Mais que reste-t-il de l’« esprit Expo 58 » ?

En 1958, tout le monde s’émerveillait en découvrant l’Atomium…

 

Le 17 avril 1958, la page du second conflit mondial était (plus ou moins) tournée. Le fond de l’ère était à l’insouciance, à l’optimisme, à l’utopie. En parvenant à refléter fidèlement cette période, l’Expo 58 connut un succès incroyable. Comme l’écrit Le Vif, elle fut le miroir d’une société en transition. La preuve en est qu’en 6 mois de temps, 42 millions de personnes rallièrent le plateau du Heysel. Ceci dit, pour réussir un tel projet, il ne suffit pas de bénéficier d’un contexte favorable. Il s’agit surtout de pouvoir fédérer toutes les forces vives. Ce fut le cas en Belgique dans les années 50’. Selon l’historien Serge Jaumain (ULB), on assista alors à une mobilisation exceptionnelle et unanime de tous les pouvoirs politiques, mais aussi des acteurs économiques. Sans oublier nos concitoyens qui se déplacèrent en masse à Bruxelles. Bref, il y avait réellement un « esprit Expo 58 ».

Expo 1958 avec perspective sur le Pavillon de la Thaïlande

La question est donc de savoir si cette mentalité positive et fédératrice est présente dans nos grands projets actuels. A ce propos, on aurait pu penser au projet Neo parce qu’il est aussi situé sur le plateau du Heysel et qu’il est pharaonique. Hélas, l’échec du stade national nous rappelle qu’il devient de plus en plus difficile, en Belgique, de réunir plusieurs niveaux de pouvoir. A l’inverse, quand une seule entité fédérée est impliquée, il devrait être possible de créer une dynamique. On n’y est pas encore en ce qui concerne le musée d’art contemporain sur le site du Garage Citroën Yser. Mais on peut rêver. Il appartient maintenant à la Région de Bruxelles-Capitale de « Kanaliser » toutes ces énergies…

 

Par Paul Grosjean

Le projet Kanal sera-t-il le grand projet bruxellois des années à venir ?

 

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