Publié le 23 novembre 2018

Rudy Vanlancker, l’homme qui réinventa Léon de Bruxelles

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S’il est une entreprise qui incarne l’esprit bruxellois, c’est bien Chez Léon. Evidemment, le restaurant de la Rue des Bouchers n’a plus rien à voir avec la friture que Léon Vanlancker créa en 1893. Aujourd’hui, la marque s’exporte en Belgique et, même, à l’étranger. Et pourtant, l’ADN de cet emblème de l’Îlot Sacré est intact. Ce tour de magie est dû à Rudy Vanlancker qui est parvenu à concilier tradition et ambition. Dans le cadre du 125ème anniversaire de la marque, cela mérite d’être rappelé…

C’est en 1893 que Léon Vanlancker ouvre la Friture Léon au 18-20 de la Rue des Bouchers. Son fils Honoré rachète l’affaire en 1922. En 1947, Monsieur Georges reprend le business de son père. Et c’est en 1960 que Monsieur Paul, fils de Georges Vanlancker, entre dans la cuisine de Chez Léon. En 1976, Rudy, le « petit frère » de Paul, entre dans la maison. Monsieur Georges décède en 1980. En 1984, le « palais du moules-frites » est confronté à un énorme contrôle fiscal. L’entreprise est menacée de faillite. Finalement, Monsieur Rudy, qui a repris les choses en main, obtient un arrangement et sauve Léon.

Bref, Rudy Vanlancker comprend que la « gestion de papa » est terminée. Il met en place un nouveau modèle fondé sur la transparence et le professionnalisme. Mais toutes ces transformations ne suffisent pas. Monsieur Rudy sait que pour pérenniser son enseigne, il doit encore l’étendre. Il s’intéresse aux touristes et aux employés de la Commission Européenne. Il parvient à trouver de nouveaux clients. Et puis, il met en place l’internationalisation du groupe par son développement franchisé dans la restauration à thème. Aujourd’hui, il y a une centaine de Léon de Bruxelles en France. Quant au Léon de la Rue des Bouchers, il est le restaurant le plus fréquenté de Belgique. L’établissement, qui emploie 100 personnes, fait plus de 1.000 couverts par jour, soit 400.000 couverts par an. Excusez du peu…

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