Publié le 25 avril 2019

La malédiction de la Porsche 550 Spyder

Partager sur

Le tragique destin de James Dean a contribué à son mythe. Alors qu’il était aux prémices de sa gloire, le jeune acteur meurt, à 24 ans, au volant de sa Porsche 550 Spyder, baptisée : « Little Bastard ». Depuis lors, la célèbre voiture a nourri beaucoup de superstitions. On bruisse qu’elle serait maudite…

James Dean aurait été victime d’une malédiction lancée par Maila Nurmi lors du tournage de Rebel Without a Cause. Dean a en effet démenti, auprès de la presse, toute romance avec l’actrice de ce film d’horreur. Celle-ci, blessée et humiliée, aurait alors lancé un mauvais sort à l’acteur et sa voiture.

Bien que la véracité de cette histoire ne soit pas à 100 % prouvée, de nombreux acteurs présents lors du tournage moururent eux aussi de cause violente : James Dean, d’abord, mort au volant de sa voiture à 24 ans, Nathalie Wood ensuite, qui se noya à l’âge de 43 ans, Salvatore Mineo fut quant à lui assassiné dans son domicile à l’âge de 37 ans et enfin, Nick Adams fit une overdose à 36 ans. Mais la malédiction ne s’est pas arrêtée là.

Un certain Georges Barris racheta l’épave de la Porsche 550 Spyder. Surfant sur la James Dean mania, son objectif était de la revendre en pièces détachées. C’est là que la malédiction se perpétua, car le chauffeur en charge de décharger la voiture se retrouvera écrasé par celle-ci, suite à un dysfonctionnement du système de déchargement.

Malgré cet incident, Georges Barris démantèle la Porsche et revend les pièces à prix d’or. Mais hélas même en morceaux, la malédiction fait toujours effet.

Deux médecins et amateurs de course automobile vont eux aussi en être victimes…. L’un, en tant qu’acheteur du moteur, l’autre en tant qu’acquéreur de la transmission. Suite à une course, le premier perdit la vie en percutant un arbre tandis que le second se retrouva en fauteuil roulant après un accident.

Les pneus, en excellent état, furent vendus à un jeune homme. Deux d’entre eux explosèrent, simultanément, provoquant un accident qui condamna le malheureux à passer plusieurs semaines à l’hôpital.

En voyant les dégâts causés par cette malédiction, Georges Barris décida de stopper la vente des pièces de la voiture. Il donna l’autorisation à la California Highway Patrol d’exposer son épave dans le cadre d’une opération de prévention routière.

Mais c’est sans compter sur un mystérieux incendie qui ravagea l’entrepôt où elle était stockée. Tout y brûla à l’exception de la Porsche 550 Spyder.

Lors d’une présentation, la voiture, suspendue en hauteur, laissa échapper le capot qui s’écrasa sur un adolescent de 15 ans. Aussi tragique qu’ironique, cet accident arriva un 30 septembre, anniversaire de la mort de James Dean.

En route pour une exposition à Salinas, la malédiction de la Porsche 550 Spyder frappe à nouveau. La remorque transportant l’épave fut impliquée dans un accident de la route. Le conducteur, qui s’en était alors sorti indemne, mourut lorsque la Porsche se détacha et l’écrasa.

En 1958, lors d’une exposition à La Nouvelle-Orléans, la voiture se décrocha et tomba, mais ne fit, pour une fois, aucun blessé.

Georges Barris décida en 1960 de faire disparaître cette maudite carcasse. Expédiée au recyclage, près de Miami, la Porsche 550 Spyder n’y arrivera pourtant jamais…. La légende raconte en effet que le camion arriva à vide.

Depuis ce jour, l’épave de la Porsche 550 Spyder de James Dean est introuvable, cultivant ainsi le mythe de sa malédiction.

Découvrez également notre article sur les voitures de collection des célébrités : un business qui rapporte !

 

Par Clémence Godfroid

Laisser un commentaire