Mis à jour le 1 juillet 2019

L’insolite histoire de Doel, le village fantôme

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Adossé au port d’Anvers en Belgique, le village de Doel a été déserté par son millier d’habitants. Aujourd’hui, ce village fantôme trouve un nouveau souffle en devenant un véritable musée à ciel ouvert, qui fait néanmoins le bonheur des artistes et des touristes.

Le village est devenu mondialement connu. Coin de paradis pour les graffeurs, décor exemplaire pour clips de rap et photographies de charme. Le village est laissé à l’abandon et vit dans le passé depuis que ses riverains furent gentiment contraints de partir moyennant le remboursement du prix de leur maison. Les rues sont désertes, les portes des maisons absentes, les vitres brisées…

Au début des années 2000, un par un, les commerçants du village ont mis la clé sous la porte. Découragés par le port d’Anvers, juste en face, qui leur assurait qu’ils n’auraient bientôt plus de clients : Doel allait être rasé pour les besoins d’un nouveau dock.

En 2003, l’école du village a fermé. Les maisons ont été vendues, préemptées par l’État au bénéfice du port. Petit à petit, le village s’est isolé du monde.

Depuis, c’est un village fantôme dont les murs sont recouverts de tags.

Aujourd’hui, Doel survit en tant qu’exposition d’art de rue à ciel ouvert. Le week-end, certains touristes affluent, un appareil photo à la main, pour capturer les derniers instants d’un village qui sera bientôt un bassin à marée d’un des plus grands ports européens.

La plupart des maisons de ce village atypique et vieux de 400 ans, face au port, sont barricadées. Les vitres sont brisées et les portes condamnées.

L’église semble intacte, les haies sont taillées, le jardin tondu. Un seul commerce a visiblement survécu jusqu’à présent : Doel 5. Café favori des ouvriers de la centrale nucléaire, qui se situe en périphérie du village. Contre toute attente, le café est rempli. On y mange et on y boit, les travailleurs d’Electrabel y passent pendant l’heure du midi ou après leur service. On oublierait presque que dehors tout est laissé à l’abandon.

Plus d’un millier dans les années 90, les habitants n’étaient plus que 400 à vivre à Doel en 2005. Aujourd’hui, il ne reste plus personne dans le village.

Un village fantôme au triste passé qui survit tant bien que mal.

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Par Riffont Natacha

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