Mis à jour le 16 septembre 2019

Découverte d’un calamar géant de 4 mètres en Nouvelle-Zélande

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C’est une rencontre aussi incroyable que triste qu’ont faite des Néo-Zélandais fin aout. Alors qu’ils étaient partis plonger au large de Wellington en Nouvelle-Zélande, trois frères sont tombés nez à nez avec une créature impressionnante : un calamar de plus de 4 mètres de long qui gisait échoué sur le sable d’une plage.

Les trois frères étaient à la recherche de l’endroit parfait pour s’aventurer dans les profondeurs quand ils ont croisé la route d’un extraordinaire spécimen : un calamar géant. Malheureusement, le spécimen n’était plus en vie, il gisait échoué sur le sable d’une plage.

Aussi stupéfaits par la rencontre que par la taille de l’animal, les plongeurs ont pris plusieurs clichés qu’ils ont postés sur Facebook, déclenchant de vives réactions. Il faut dire que deux d’entre eux n’ont pas hésité à poser à côté du céphalopode pour donner une idée de sa taille et la comparaison est assez impressionnante. Avec ses tentacules, la créature arrive sans mal à éclipser les plongeurs pourtant imposants.

« Après être allés plonger, nous sommes retournés le voir avec un mètre ruban, il mesurait 4,2 mètres de long », a raconté Daniel Aplin, l’un des trois frères au NZ Herald. Au cours de leurs plongées, ces derniers avaient déjà croisé la route de quelques requins, mais n’avaient encore jamais observé un calamar aussi imposant. Si sa taille peut impressionner, elle n’est toutefois pas inhabituelle.

Interrogé, un porte-parole du Département de la Conservation néo-zélandais a confirmé qu’il s’agissait bien d’un calamar géant et non d’un calamar colossal, une autre espèce qui peut atteindre des tailles supérieures. D’après les estimations, le calamar géant peut atteindre une taille maximale de 10 à 12 mètres. Le spécimen rencontré était donc plutôt petit.

On ne sait d’ailleurs pas grand-chose à son sujet. Après la découverte de l’animal, les trois frères ont contacté un ami puis le National Institute of Water and Atmospheric Research (NIWA) qui s’est organisé pour collecter le spécimen dont on ignore les causes de la mort. Selon les plongeurs, le calmar ne présentait aucune trace pouvant livrer des pistes.

Pour sa part, le porte-parole du Département a précisé que l’espèce « n’était pas commune, mais n’était pas rare » non plus. S’ils ne sont pas souvent observés, c’est surtout que les calamars vivent normalement dans les profondeurs. D’après les spécialistes, le calamar géant évoluerait entre 300 et 1 000 mètres de profondeur.

Néanmoins, l’espèce, comme celle du calamar colossal d’ailleurs, demeure largement méconnue. Les premières images de spécimens vivants évoluant dans leur milieu naturel remontent ainsi aux années 2000. En 2015, c’est dans la baie de Toyama, également au Japon, qu’un autre spécimen d’environ 3 mètres est apparu. Un plongeur est parti s’aventurer à ses côtés et a réussi à le filmer avant que le céphalopode ne reprenne le large.

Une découverte aussi impressionnante que rare qui nous rappelle que nous ne sommes pas au sommet de la chaine alimentaire !

 

Par Riffont Natacha

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