Mis à jour le 13 novembre 2019

Gentleman de la semaine : Raymond Poulidor

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« Poupou » ou « l’Eternel Second » aura marqué le monde du cyclisme au niveau mondial. Mais ce 13 novembre, l’ancien cycliste s’est éteint à à Saint-Léonard-de-Noblat, où il était hospitalisé depuis plus d’un mois en raison d’une grande fatigue.

Raymond Poulidor est né 15 avril 1936 à Masbaraud-Mérignat, dans la Creuse. Ses parents, Martial et Marie Marguerite Montlaron, y sont métayers. Il grandit avec trois frères : René, André et Henri.

Très jeune, il développe une réelle passion pour le cyclisme. Il s’entraîne en secret lorsqu’à 16 ans, il reçoit son premier vélo demi-course car sa mère juge ce sport beaucoup trop dangereux. Il commence à disputer des courses et finit sixième de sa première course. Sa première victoire est celle qu’il remporte au Grand Prix de Quasimodo à Saint-Léonard-de-Noblat.

En 1956, il dispute des courses de plus grandes importances, pour lesquelles il est rémunéré, et commence à envisager une carrière professionnelles. Mais alors âgé de 20 ans, il est temps pour lu d’effectuer son service militaire et Raymond est affecté en Allemagne pendant deux ans.

En 1959, après son retour, il gagne la première course à laquelle il prend part. En août, il est deuxième du Grand Prix de Peyrat-le-Château derrière Jean Dotto. Il impressionne Bernard Gauthier, membre de l’équipe Mercier. Poulidor est alors engagé au sein de l’Equipe cycliste Mercier par Antonin Magne et perçoit son premier salaire. 

Raymond Poulidor est entré dans la légende en tant qu' »Eternel Second ». Dans les années 60, il était constamment derrière Jacques Anquetil puis derrière Eddy Merckx dans les années 70. Pas une seule fois sur sa carrière il n’a roulé avec le maillot jaune. Bien qu’éternel second, il détient le record du nombre de podiums : au cours de sa carrière, il est monté 8 fois sur le podium du Tour de France.

Même s’il n’a jamais été sacré Maillot Jaune, « Poupou » a bien d’autres victoires à son actif : le Tour d’Espagne, le Grand Prix des Nations, le Grand Prix de Lugano et une dizaine d’étapes !

En 1961, il épouse Gisèle Bardet, postière et fille de gendarme. Ils ont eu deux filles : Isabelle et Corinne. Aujourd’hui, ses petit-fils, David et Mathieu van der Poel ont également embrassé une carrière de cycliste : l’un champion du monde de cyclo-cross et l’autre, qui suit la voie de son grand-père, coureur sur route.

Un champion émérite nous a quitté à l’âge de 83 ans, mais il aura marqué plus d’une génération.

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Par Aline Martin

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